Faute de commandes, l'atelier vient d'être liquidé. Il poursuivait une activité lancée sous la Révolution.
L'atelier Le Bihan vitraux met la clé sous la porte. Le tribunal de commerce a décidé vendredi la liquidation de cet atelier, actuellement situé au Cap Horn. Ili restaure des vitraux depuis des générations : Yves Le Bihan a installé l'atelier à Quimper après la Seconde guerre mondiale, relayé par son fils Jean-Pierre puis par Antoine. Mais l'origine de l'atelier est bien plus ancienne. Il a démarré dans le Léon sous la Révolution avec la famille Saluden.
Antoine Le Bihan, qui emploie actuellement quatre artisans-verriers, attribue la situation au code des marchés publics : « C'est systématiquement le moins-disant (N.D.L.R. le moins cher) qui est retenu, ce qui veut dire des matériaux de moindre qualité... Les premiers surpris de la liquidation sont la Direction des affaires culturelles et l'Architecte des bâtiments de France. »
L'atelier avait restauré l'an passé la verrière de la Passion, à l'église Saint-Mathieu. Une verrière du XVI e siècle, signée Le Sodec, un artisan-verrier dont l'atelier quimpérois a restauré plusieurs vitraux en Cornouaille.
Le Bihan Vitraux travaillait dans toute la Bretagne. La palette de verres qu'il utilisait va à présent être dispersée dans la liquidation : « C'est une collection qui disparaît alors qu'il n'y a que quelques ateliers en France à disposer d'un pareil ensemble. »
Antoine Le Bihan compte pour sa part continuer son métier d'artisan-verrier au service d'autres entreprises. Mais ce ne sera pas à Quimper.
Vendredi soir, la SARL JP Le Bihan, fermera ses portes. Pour les maîtres-verriers, héritiers d'un savoir-faire séculaire, c'est la fin d'une histoire commencée dans le Léon en 1791.
Des restaurations
L'atelier, situé à deux pas du halage, est plein de cartons, de morceaux de vitraux, de photos, de noms, de souvenirs. «Avec nos cinq salariés, nous avons réalisé de nombreuses restaurations,
sauvés des vitraux de valeur inestimables, créé de nouveaux modèles. Ma première restauration, raconte Antoine Le Bihan, remonte à 1984. Benjamin Mouton, alors architecte des Bâtiments de
France, m'a demandé de refaire le vitrail dit de "La Passion", à l'église de Guengat. J'achève mon travail de maître-verrier à La Martyre, dans le nord Finistère. Mon plus beau souvenir est lié
à la restauration des vitraux de la cathédrale de Quimper et en particulier, du vitrail de "La Crucifixion". L'original se trouvait à Castelnau-Bretenoux, dans le Lot. Réalisé au XVe siècle, ce
vitrail a été déplacé, revendu à un antiquaire, appartenu à un chanteur connu qui en a fait don à l'État. Je l'ai restauré à l'identique. C'est l'une de mes fiertés». Des fiertés, Antoine Le
Bihan en a d'autres. Il faut l'entendre raconter comment, sans rien déplacer, enfermé dans un édifice, il a patiemment redonné sa jeunesse à une pièce unique, comment un visage ancien est sorti
de l'ombre grâce à un travail minutieux. L'entreprise fermée, c'est tout un savoir-faire qui disparaît. Pourtant, insiste le maître-verrier, il reste bien des restaurations à faire en Bretagne
et ailleurs. Des chefs-d'œuvre vont disparaître, faute de crédits et de volonté politique...
À la télé
L'an prochain, l'émission «Des Racines et des Ailes» reviendra sur l'histoire et les travaux de la famille Saluden-Le Bihan. Les réalisateurs ont passé, au printemps dernier, de longues heures
dans l'entreprise. Ce sera le dernier souvenir, la dernière page d'une grande histoire.
Le patrimoine, c'est aussi un savoir-faire ancestral qui se transmet de père en fils, comme celui de maître verrier par exemple...
Ce savoir-faire, la famille Le Bihan-Saluden l'exerçait depuis 1791. D'abord à Saint-Pol-de-Léon. Après quelques déplacements géographiques, l'atelier s'installe en 1947 dans le quartier de Sainte-Bernadette à Quimper. On ne compte plus, depuis, le nombre de vitraux sauvés du désastre par l'habileté de ces artisans. Antoine a succédé à son père Jean-Pierre en l'an 2000, il l'accompagnait depuis 1985, à sa sortie de l'école des Beaux-Arts.
La rage au coeur
Ce ne sont pas les chantiers qui ont manqué, des prestigieux comme celui de la cathédrale de Quimper, la basilique de Saint-Pol-de-Léon, Nantes, Vannes, Rennes, Laval et... La Martyre. Mais l'atelier a aussi réalisé des vitraux à partir de cartons d'artistes contemporains comme Dilasser, Federenko... Il y a eu jusqu'à neuf compagnons pour oeuvre auprès de Jean-Paul puis d'Antoine.
Sur la grande baie vitrée qui donne sur la rue Michel-Marion, Antoine, la rage au coeur a affiché une centaine d'attestations de travaux, toutes aussi dithyrambiques les unes que les autres et signées par des architectes des Bâtiments de France. L'excellence du travail, le respect des temps impartis, tout y est. Mais au fil des ans, les restaurations se sont faites plus rares, les financements de la Drac en particulier n'ont pas suivi. Les matériaux ont augmenté de façon inouïe, « Jusqu'à 100 % pour le plomb cette année. » Et le plomb, c'est indispensable pour joindre les vitraux. « Et puis, dans les appels d'offres, c'est le moins disant qui l'emporte ».
Trop tard
L'atelier qui, depuis quelques années avaient de plus en plus de mal à boucler son bilan, c'est retrouvé en cessation d'activité le 11 septembre. « La SARL est liquidée, plus
d'électricité, plus d'eau, plus de téléphone ». Il y a quelques semaines, l'émission « Des racines et des ailes » effectuait un reportage à l'atelier. On le verra cet hiver sans
doute. Mais l'atelier, lui, sera fermé. « Le plus dérisoire, c'est que je viens d'avoir une proposition pour une verrière de la Sainte-Chapelle à Paris ! ». Trop tard.
Antoine proposait, pour les Journées du patrimoine, que le public vienne voir ces attestations et quelques photos et documents affichés sur les vitrines de l'atelier. Et qu'il en débatte
librement. L'artiste, lui, n'était pas là. Il n'a plus le coeur à en parler. Voir le site lebihan-vitraux.
Autres
Bonjour,
J'apprends avec tristesse les problèmes de votre entreprise. Quimpérois de naissance, j'ai eu Jean-Pierre comme prof d'arts plastiques à Saint-Yves en 1961 ou 62-63.. peut-être avant, et je me souviens bien de ses cours et des dessins faits à ce moment-là, et qui m'ont donné l'envie de peindre et surtout le goût de la peinture.
J'ai vu à la galerie Saluden, où il y avait (sans doute) votre mère et peut-être votre père parfois, -avant de connaître d'autres galeries et musées-, à l'étage où régnait le recueillement et l'odeur des couleurs, << mes>> premiers peintres, Gurbert, Carzuzan, Morvan, Quéré, Péron, Le Merdy, Mingam, Kervella, Pierre Gilles peut-être et sûrement d'autres que j'oublie en ce moment. J''y achetais quelques feuilles de Canson et des couleurs. Ensuite j'ai fréquenté la galerie de Brest.
Tout ça pour dire que je suis peiné vraiment de ce qui se passe. Je me suis toujours dit que si j'avais un jour un vitrail à faire réaliser, je m'adresserai à vous. Et lors de mes visites de chapelles et d'églises, pas seulement pour voir des Bazaine ou Quére, je tente toujours de voir si le vitrail vient de vos ateliers.
Ce serait bien que votre site internet soit préservé pour qu'on n'oublie pas votre savoir et votre compétence.
J'adresse un salut cordial à mon vieux professeur de dessin de quatrième ou de troisième, dont quelques coups de crayon me reviennent en ce moment en mémoire. Il était alors encore jeune, souriant et très patient avec nous, -c'était il y a presque 50 ans-, et à son fils Antoine.
J'espère que votre aventure créatrice et artisanale se perpétuera au moins sous une autre forme. Amicalement.
MK
Bonsoir,
Nous pensons bien à vous et vos enfants en ces moments difficiles.
La saga des verriers Saluden et Le Bihan-Saluden a certainement vécu d'autres moments pénibles depuis la Révolution de 1789, et elle peut renaître de ses cendres plus tard. Il faut rester optimiste car vous avez de nombreux descendants.
On vous embrasse
Philippe et Mio
C'est une bien triste nouvelle pour l'atelier et surtout le personnel.
J'espère que tous ces savoirs faire pourront continuer (sous une autre
forme...).
Bien à vous
très cordialement
Dominique C.
Je ne trouve pas les mots forts pour écrire ma douleur, comme je ne trouve pas ces mots suffisamment cinglants pour exprimer ma colère.
Il y a 22 ans, cette entreprise familiale m'a ouvert les portes pour me transmettre leur savoir avec respect et amour pour ce métier "Vitrailliste", pour m'avoir laissé vivre
cette aventure de mes propres ailes depuis 15 ans.
Aujourd'hui, ce n'est pas un concurrent qui ferme les portes, mais un ami.
Je dirais même un père, frères, soeurs......
Toutes une famille, toutes les générations issus de ce passé dans l'histoire du Vitrail qui s'éteint.
Justement, le "PATRIMOINE VIVANT" comment peut on en accepter la fin ?
Aujourd'hui, c'est l'entreprise "LE BIHAN". Demain, peut-être moi, mais combien ici et là dans l'hexagone ?
Ce qui est certainement le cas.
Fermetures causées par un cumule de problèmes, mais je dénonce surtout une hypocrisie.
L'inflation des matières 1ère.
Le jeu du pouvoir et de l'argent des grands groupes. Celui qui mangera l'autre pour être plus fort, être côté en bourse, avoir le monopôle.
Et que fait le pouvoir politique ?
A quand une véritable reconnaissance de nos "Savoir
Faire".
A quand un vrai statut social ?
Une protection qui nous préserve certe dans une identité sociale et juridique à part entière "PATRIMOINE VIVANT", mais aussi sur l'inflation des matières
1ère.
Aujourd'hui, ces points sont nos faiblesses et nous mènent à la perte.
Sans une prise de concience, sans une remise en question de toute la société, ce n'est pas une profession qui s'éteint, c'est un ensemble de Métiers d'Art.
"PATRIMOINE
VIVANT"
J.H. HARBONNIER
Avant solin
Baie 4 et 5 - Vitraux de PLONQUET 1904 -1905
Fenêtre 4 : Vie de Saint Thurien
Fenêtre 5 : Vie de Saint Thégonnec
Dépose des baies - Pierre et maçonnerie : Atelier
Pierre Floc'h - La Chapelle Caro
Fourniture de pièces
neuves
Panneau désserti, collages des pièces faites au silicone , prêt à être remis en plomb
Restauration des 3 vitraux du choeur : vitraux du verrier Le Sodec (XVIème), 2 autres verriers de
la même période et du verrier Nicolas (XIXème).
Archichecte en chef : MS de Ponthaud
Tailleur de pierre : Entreprise ART
Serrurier : Atelier Hembold
Il est possible de voir des photos de détail des vitraux de l'Eglise sur l'album photo, sur la droite du blog.
DEPOSE DELICATE
Lichen
Solin ciment (type 861)
Protocole de nettoyage
Nettoyage face interne :
- suppression du mastic sur les pièces : Acétone au coton, pièce par pièce
- si le mastic résiste : gel décapant
- suppression des algues : Eau déminéralisé/alcool 90° (50/50)
Nettoyage face externe :
- suppression des lichens
. Eau déminéralisée
. pour la baie 2 (la plus atteinte) 3 applications d'un biocide (algicides, lichénicides) - durée du traitement 4 semaines pour obtenir une action complète, c"est à dire le dessèchement des
végétaux.
Application du gel décapant, pendant 20 minutes, puis nettoyage à l'eau
Nettoyage pièce par pièce
Nettoyage des rives
Nettoyage des rives avec de l'acétone, avant
l'assemblage
Assemblage des pièces, avec des petits morceaux de scotch
Petits points de colles
Coulage de la résine
Enlèvement des points de colles, quand la résine est sèche
Collage à la résine avec comblement
Islam Caïphe, prince des prêtes, coiffé d'une mitre décorée d'un croissant, on le retrouve à Ploudiry et à Quimper Saint Mathieu. Parfois aussi coiffé d'un turban
et personnifiant l'Islamisme faisant pendant au Judaïsme.
Cheval d'Islam Caïphe avant et après collages, comblements et retouches à
froid
Gesmas, le mauvais larron, avant et après collages, comblements
et retouches à froid
Evêque peut être René d'Angers - Saint patron de René 1er de Rohan
verni mastic, réversible au white spirit
Montage Tiffany
Mise en plomb
Mise en tombeau Sortie d'Enfert
Réorganisation et recomposition de l'Ascension -
baie 2
verrière de doublage thermoformée d'Hervé
Debitus
Télégramme 3 juillet 2009
Cérémonie en grande pompe, lundi soir, à La Martyre, pour la réception des travaux du vitrail du choeur de l'église Saint-Salomon. «Nous avons voulu bien faire les
choses devant les caméras des Racines et des ailes», glissait le maire, Pierre Quélennec.
Somptueux
«Ce vitrail du XVIesiècle(1535) est somptueux. Il est signé du verrier Le Boudec et constitue un des rares exemples de cette époque»: co-réalisateur avec Frédéric Wulner d'un documentaire de deux
heures sur le patrimoine architectural, historique et naturel de Bretagne, Raynald Mérienne est sous le charme. Pour les besoins de cette émission, qui devrait être diffusée sur France 3 au cours
du premier trimestre 2010 (la date n'est pas fixée), il a accompagné Suzanne de Ponthaud, architecte en chef des bâtiments historiques à la Drac. La Martyre fait partie de ces trésors, son enclos
est le plus ancien du Léon. Sa construction, débutée au XIVesiècle, a duré quatre siècles au temps de la prospérité du lin, des grandes foires et pèlerinages. «Des racines et des ailes» a suivi
la restauration du vitrail dans les ateliers d'Antoine Le Bihan, à Quimper, jusqu'à sa repose, sept mois après.
Vingt ans de travaux
Voici 25 ans maintenant que l'édifice est en travaux. Murs, charpente, toiture, clocher, sacristie, pavage, mobilier, vitraux: tout était à refaire. «À chaque tempête, on avait peur pour le
vitrail du choeur», rapporte Pierre Quélennec. La commune n'en a pas fini pour autant. Saint-Salomon attend maintenant de retrouver son maître-autel et sa table de communion. Ce sera après l'été.
À l'extérieur, sur le calvaire qui surplombe la porte triomphale, la croix du bon larron est fêlée et le mauvais larron a perdu une jambe. Il est aussi temps de panser leurs blessures.
[-------]
Télégramme 1 juillet 2009
Le maire, Pierre Quélennec, présentait, lundi après-midi, le fruit de la rénovation du vitrail de la Passion qui éclaire le choeur de l'église Saint-Salomon, devant
un parterre de nombreuses personnalités et d'une centaine de fidèles. Après un accueil dans le plus vieil enclos du Léon au son du bignou et de la bombarde du groupe Bannehol, le maire a salué
François Marc, sénateur et vice-président du conseil général; Jean-Pierre Thomin, conseiller régional, Jean-François Jaouanet, président de la communauté de communes et les maires venus en
voisins.
Une oeuvre de 1535
En arrière-plan du maître-autel, élément essentiel du décor, le vitrail, représentant des scènes de la Passion daté de 1535, illumine toute la nef centrale de l'église. Assombri par les lichens,
soutenu par des ferrures oxydées et des pierres disjointes, il présentait un piètre visage, et ce jusqu'en novembre. Depuis, le vitrail a subi une restauration complète faite par l'entreprise Le
Bihan-vitraux de Quimper et la ferronnerie Hembolds de Corps-Nuds (35), pendant que l'Armoricaine de restauration de Plélo (22) reprenait la taille des pierres, sous la maîtrise d'oeuvre de
MmeDePonthaud, directrice en chef des monuments historiques.
152.863EUR de travaux
D'un montant de 152.863EUR, ces travaux ont été financés à hauteur de 40% par le ministère des Affaires étrangères, 30% par le conseil régional, 25% par le conseil général et 5% par la commune.
Alors que les rideaux voilant le vitrail s'abaissaient, la chorale l'Air du temps a entonné un chant de circonstance.
Un nouveau vitrail signé de Mme Coatalen, artiste britannique est en cours de réalisation. Le 3ème de l'église de Saint Tudy.
L'artiste a souhaité s'inspirer du célèbre tableau "Les mains" d'Albrech Dürer :
Les frères Dürer, Albrecht et Albert rêvent tous les deux d'étudier l'art à l'Académie de Nuremberg, mais ils sont pauvres.
Alors ils font un pacte ; le perdant du tirage au sort ira travailler dans les mines pour financer les études de l'autre. Albrech gagne, et très vite connaît beaucoup de succés. A son tour, il
propose de financer les études de son frère. Mais les mains d'Albert sont trop abimées par le travail de mineur.
Afin de rendre hommage à son frère, Albrech dessine en 1508 des mains en prière, les paumes sont serrées
l'une contre l'autre et les doigts meurtris levés vers le ciel témoignant du dévouement et des sacrifices de son frère.
L'artiste, Mme Coatalen a souhaité voir s'envoler de ces mains, un oiseau tissant un réseau de lignes séparant terre et mer.
REALISATION DU VITRAIL
Report : tracé du plomb à l'échelle 1 sur du papier calque, qui est reporté, grâce à du papier carbone, sur du papier canson. Chaques futures pièces de verre sont numérotées sur le papier calque
et canson.
Coupe des gabarits : grâce à une paire de ciseau à 3 lames (pour enlever l'épaisseur du plomb), le papier canson découpé va servir de gabarits.
Baie Nord située dans le déambulatoire, au dessus du local/chaufferie.
Création de vitraux borne en continuité de ceux existants.
Serrurier : Philippe Bournigal - Pleucadeuc
MASTICAGE DES PANNEAUX
Masticage au blanc de Mendon- l'huile de lin et siccatif. Semi-liquide, Nous faisons l'application à la brosse, aux 2 faces, une face ou les plombs ne sont
pas rabattus, afin de s'arrurer qu l'application a permis une pénétration suffisante et régulière du mastic sous les ailes. Les plombs sont rabattus ensuite. Nettoyage des panneaux avec de la
sciure de bois et un chiffon. (vitraux non peint)
Intérieur de la chapelle avant la réalisation des vitraux
La chapelle Notre Dame de Bonne Encontre est située dans le hameau du Point du Jour, à Rohan, dans le Morbihan.
L'ancien prieuré de Rohan, dépendant de l'abbaye de Saint Jean des Prés, a été fondé en 1104 sous Allain 1er de Rohan. La chapelle du XIIème siècle, menaçant de tomber en ruine, a été
reconstruite en 1510 par Jean II, vicomte de Rohan et oncle d'Anne de Bretagne.
Architecte : Marie Suzanne De Ponthaud (ACMH)
. Panneau échantillon
Coupe des gabarits, avec un ciseau à 3 lames, ce qui permet d'enlever l'épaisseur de
l'âme du plomb.
Baie 8
Baie 10
Baie 8 : Kaleidoscope proche du géométrique
Vitrail de Cassaigne, vers 1880, atelier Quimpérois
Baie 10 : 4 lancettes trilobées de 4 panneaux et réseau de 9 soufflets et écoiçons avec bustes de 2 anges les mains jointes et chérubins. Dans soufflet central et alpha, P/X,
Oméga. Dans les niches sur fond rouge damassé, Jean-Baptiste, le Christ, Saint Rémi et Clovis rex. A l'étage inférieur dans rondelles, le baptême du Christ, Jésus chez les docteurs, le baptême de
Clovis, Clovis saluant son fils.
Vitrail de Kuchelbecker et Jacquier, de 1884, atelier du Mans
Avant restauration
DETAILS
détail de la côte de maille de Clovis
Clovis
Le
Christ Saint Jean
Baptiste
DESSERTISSAGE DES PANNEAUX
Déssertissage (enlever les vieux plomb) des panneaux et nettoyages des rives des pièces de verre (enlever les anciens mastic)
FOURNITURE DE PIECES NEUVES PEINTES
Les pièces trop brisées, sont refaites . Les pièces de verres sont peintes avec de la grisaille (oxyde métallique)
Les pièces peintes sont cuites. La température du four doit permettre la fusion du fondant et sa réaction avec le support du verre.
REMISE EN PLOMB
CREATIONS ET RESTAURATIONS
VITRAUX
REOUVERTURE EN OCTOBRE 2010
3 rue Michel Marion
29000 Quimper
02 98 55 74 78
Fondée en 1791 - pour les particuliers et les
édifices religieux - nombreuses références
En 1791, Pierre Saluden travail le vitrail avec son frère à Saint Pol de Léon(29). En 1808, il crée son atelier à Landerneau(29), pour ne pas faire concurence à son frère. Lui succède son fils François SALUDEN puis on petit fils Pierre SALUDEN.
En 1908, Auguste (fils de Pierre Saluden) et Anna SALUDEN créent un atelier à Brest. Suite à la destruction de Brest, installation de l'atelier à Quimper, repris par Yves LE BIHAN (gendre d'Anna) : VITRAUX LE BIHAN SALUDEN
En 1963, reprise de l'atelier par Jean Pierre LE BIHAN -1985, embauche Antoine Le Bihan (fils) - 1993, création de la SARL JP LE BIHAN VITRAUX - 2000, départ en retraite de Jean Pierre - 11 septembre 2009 - fermeture de la SARL
octobre 2010 - réouverture de l'atelier le bihan vitraux par Antoine Le Bihan.
A ce jour, l'atelier a réalisé de nombreuses restaurations dont les cathédrales de Quimper (29), de Saint Pol de Léon (29), de Nantes (44), de Vannes (56), de Rennes (35), Laval (53).
L'atelier a réalisé des créations avec des artistes tels que Alain BERRAULT, René QUERE, François DILASSER, Mme COATALEM, Hung RANNOU, Nicolas FEDERENKO, Renaud GAUTIER, Yves PICQUET....
Nombre de ses réalisations se firent dans les monuments classés avec des architectes du service départemental des Monuments Historiques (J.F LAGNEAU, M.S. DE PONTHAUD, CHOUINARD, LEFEVRE, LISCH, B. MOUTON, PERROT, RONSERAY...)
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