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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 14:38
Le four électrique // cité de l'Odet

Un peu avant qu’on s’installe cité de l’Odet, un four électrique avait remplacé le mouffle dit « miro » qui ne répondait au cubage nécessaire.

Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet

Il avait été installé provisoirement dans les dépendances de la Galerie Saluden, car à l’Hippodrome et à la cité de l’Odet, il était impossible pour le moment d’avoir du courant force. C’était un four de marque Tranchant. Ce manque de courant dura jusqu’aux années 58.

Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet

Les pièces de peintures étaient donc transportées chaque fois, que cela soit d’abord de la rue de l’Hippodrome, puis après de la rue Saint-Mathieu, en fin de la Cité de l’Odet, dans des casiers à soufflet.

Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet

Ce four, malgré les horloges de céramique installées à l’intérieur, et le pyromètre au cadran en cuivre digne des machines d’un transatlantique, demandait une surveillance de tous les instants, de jour comme de nuit. Je vous dis pas le nombre de déplacements d’alors dans la dernière demi heure présumée de la cuisson.

 

Le four électrique // cité de l'Odet

Il existera jusqu’à ce qu’un apprenti manœuvre mal le coupe circuit. Il en résultera, à l’intérieur, un magma impossible à casser, de fer, les plaques, de verre, de terre réfractaire et de résistances. Cela se passa du temps ou notre chemin devint la rue Michel Marion. L’assurance nous paiera un four neuf.

Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet

Les outils.

Pour la pose, nous ne bénéficions pas encore des premières perceuses Peugeot. C’était l’époque du marteau, des burins, des poinçons, pour poser les barlotières. Pour leur affûtage à la forge, revoilà « le petit père Laurent. »

Le four électrique // cité de l'Odet

Les échelles étaient dans beaucoup de cas le seul moyen de pose, échelles en bois bien sûr. Les échafaudages tubulaires commençaient à peine à détrôner les écoperches. Il fallait être né singe et ne pas avoir le vertige.

Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet

A l’atelier, le fer électrique était roi, les fers à pétroles étaient un souvenir. Les roulettes remplacent les diamants. Le verre antique, après pas mal de problèmes, arrive, mais double puis triple de prix. C’est Berthelom, un transporteur, qui va nous prendre les caisses à Paris, toujours chez P.M.B. Leur descente des bahuts était un morceau de sport.

Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet
Le four électrique // cité de l'Odet

Le premier moyen de chauffage fut un poêle à sciure, suivi d’un à mazout, puis à bouteille de Gaz. Aucun n’a pu réellement chauffer cet atelier. Un faux plafond est installé, sans grand résultat.

 

Jean Pierre Le Bihan ( 1934 / 2015 )

Le four électrique // cité de l'Odet

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Published by LE BIHAN VITRAUX
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 le bihan titre photos

 

       CREATIONS ET RESTAURATIONS 

                  VITRAUX

          REOUVERTURE EN OCTOBRE 2010

               3 rue Michel Marion

                29000 Quimper

                02 98 55 74 78

                  antoinelebihan29@laposte.net

Fondée en 1791 - pour les particuliers et les

édifices religieux - nombreuses références

 

Recherche

HISTORIQUES

  16-rue-traverse.gif 

 

 En 1791, Pierre Saluden travail le vitrail avec son frère à Saint Pol de Léon(29). En 1808, il crée son atelier à Landerneau(29), pour ne pas faire concurence à son frère. Lui succède son fils François SALUDEN puis on petit fils Pierre SALUDEN. 

En 1908, Auguste (fils de Pierre Saluden) et Anna SALUDEN créent un atelier à Brest.  Suite à la destruction de Brest, installation de l'atelier à Quimper, repris par Yves LE BIHAN (gendre d'Anna) : VITRAUX LE BIHAN SALUDEN

En 1963, reprise de l'atelier par Jean Pierre LE BIHAN -1985, embauche Antoine Le Bihan (fils) - 1993, création de la SARL JP LE BIHAN VITRAUX  - 2000, départ en retraite de Jean Pierre - 11 septembre 2009 - fermeture de la SARL

octobre 2010 - réouverture de l'atelier le bihan vitraux par Antoine Le Bihan.

 

A ce jour, l'atelier a réalisé de nombreuses restaurations dont les cathédrales de Quimper (29), de Saint Pol de Léon (29), de Nantes (44), de Vannes (56), de Rennes (35), Laval (53).

L'atelier a réalisé des créations avec des artistes tels que Alain BERRAULT, René QUERE, François DILASSER, Mme COATALEM, Hung RANNOU, Nicolas FEDERENKO, Renaud GAUTIER, Yves PICQUET....

Nombre de ses réalisations se firent dans les monuments classés avec des architectes du service départemental des Monuments Historiques (J.F LAGNEAU, M.S. DE PONTHAUD, CHOUINARD, LEFEVRE, LISCH, B. MOUTON, PERROT, RONSERAY...)