Partager l'article ! GOURIN CHAPELLE ST HERVE - "Historique" baies 0 et 2: CHAPELLE SAINT-HERVE GOURIN &nbs ...
CHAPELLE SAINT-HERVE
GOURIN
Baie 0 et 2, début XVIe, remis en plomb en 1928. Restauration en 2007 par l’atelier Le Bihan Vitraux de Quimper + verrière de doublage thermoformée et feuilletée d’Hervé Debitus de Tours.
Baie 0 – Verrière de la Passsion, de Saint Hervé et de Saint Eloi – vers 1510-1520
Baies à 3 lancettes trilobées de 3 panneaux et réseau de 5 soufflets.
H. 3,25 m² - L. 1,88 m
Lancette A, présentation de Saint Hervé dans une niche de coquillage d’un rouge foncé et dais à décors
gothiques de trois étages avec 4 pinacles à plan carré terminés par un fleuron entourant un pinacle
central plus lourd avec un fleuron épanoui, gables triangulaires aux deux étages. Le tout sur un fond rouge. Ce dais repose sur deux colonnes
reposant sur un socle au deux cartouches rectangulaires avec textes gothiques non compréhensibles (pièces de 1928). Ce dais se retrouve avec le même
carton en C. La niche est fermé à l’arrière par un rideau rouge prenant une forme concave. Saint Hervé est debout, les pieds nus sur un sol terreux.
Il tient de la main droite, en laisse, ici avec une cordelette, un loup assis sur le train arrière et qui lève son museau vers le saint. Il porte une
robe de couleur violet, aux manches larges et serrée à la ceinture par une cordelette ; Ce vêtement s’arrête au-dessus des chevilles. Enfoncé
jusqu'aux sourcils, un chapeau à très larges bords d’un bleu roi laisse tomber un voile de la même couleur qui coure de l’épaule gauche à l’épaule
droite. Sa main droite s’appuie sur un frêle bâton et égraine les grains d’un chapelet. Son visage, de trois quart, a des yeux mi-clos sous de lourdes paupières, le nez est droit et fin, une
barbe courte entoure le visage .
Lancette B, la Crucifixion. Le dais est moins important, cela pour permettre au Christ et à la croix de se dresser. Son fronton semi-circulaire à deux culs de lampe est
calé par deux autre éléments renaissance. Pas de pinacle, pas de coquille, un seul fleuron en croix au haut, sur un fond de couleur rouge qui descend jusqu’à la Vierge et saint Jean. Le socle reprend le principe des cartouches rectangulaires, mais cette fois-ci avec une colonne
centrale les tirant vers le devant. La croix en tau est faite d’un bois jaune. Le titulus s’appuie sur les deux culs de lampe. Le Christ est présenté
les bras en V, la tête tombant sur sa droite. Une couronne d’épines descend jusqu'aux sourcils, la barbe est légère. Un nimbe jaune passe obliquement derrière sa tête. Du sang coule de ses plaies
le long des bras. Deux anges orants, l’un aux ailes vertes, l’autre aux ailes bleues, se tiennent à droite et à gauche de son corps. Marie, robe rouge et manteau bleu noué à la taille fait face à
saint Jean, robe violette et manteau vert. Il porte le visage jeune et les cheveux blonds propre à son iconographie. Sa main droite est posée sur le cœur.
Lancette C, Même dais que la lancette A si ce n’est les deux coquilles qui ont prises une teinte d’un bleu passé, et le rideau une tient verte. Saint Eloi, a revêtu une chape jaune, couleur des évêques, ornée d’un orfroi jaune. Sa mitre, jaune aussi, s’encadre dans le nimbe. La main droite, gantée de rouge brun et qui bénit, sort de la niche. La droite tient en plus de la crosse tournée vers l’extérieur, un marteau, son attribut. Derrière sa mitre un texte laisse entrevoir le nom du Saint.
Baie 2 – 1530
Baie à 2 lancettes à plein cintre surmontée d’un réseau à trois soufflets et quatre écoinçons, restaurée elle aussi en 1928,
haute de 2,00m et large de 1,50.Les personnages sont posés devant un décor d’architecture renaissance posé sur une base socle ou des griffons présentent une cartouche portant une inscription en
lettres gothique donnant : L’AN TRANTE FUT CETTE Y COLM. Un sol d’herbes montant plus haut en B se partage avec un ciel bleu le fond des lancettes. Le décor en verre blanc, si ce n’est les deux socles violets, identique pour les deux lancettes, est composé de deux
piliers à noyau carré flanqué de colonnes surmontés d’un liteau à arc déprimé. Un fronton triangulaire incurvé est posé par dessus tout en laissant une ouverture sur le fond bleu.
Lancette A,
le personnage que les attributs, couronnes d’épines, tenailles, clous, font découvrir, est Nicodème. Il marche vers la Vierge de B, ses attributs dans les mains, le pied gauche, botté de rouge
comme l’autre, traîne sur le haut du socle, tandis que le droit est sorti du cadre et marche dans le vide. Il est coiffé d’un turban aux étoffes de bandes de couleurs, le visage est de trois
quart avec nez droit petit yeux, front en grande partie caché sous le turban, petits yeux vif, moustache tombant en obliques de chaque côté de la
bouche, barbe ronde bien taillée. Il est habillé en haut d’une veste ou manteau court jaune, avec pièce frontale blanche, et amples manches et col d’hermine. Dessous une robe verte. Les griffons semblent courir, affolés, les cheveux aux vents, les mains prêtes à saisir. Ils portent une ceinture où
est glissé divers objets ; au nombre de 3. Montrent t-ils le texte ? Et le proclament-t-ils ?
Lancette B, Marie, debout foulard blanc sur la tête et tombant sur la nuque présente l’enfant Jésus, dont le pied gauche repose dans la main gauche
de la Vierge, à Nicodème, Elle porte une robe jaune et un manteau bleu accroché sur l’épaule droite et tombant en larges plis arrondis du côté droit,
découvrant le bas gauche de la robe. A l’encontre de Nicodème elle ne dépasse pas le socle ou si peu d’un morceau de
son manteau .
Le réseau offre trois armoiries. A gauche, armoiries d’Yves Le Boutteville, abbé de Langonnet, et à droite armoirie parti de Boutteville et de Kerimerc’h non attribué par précision, toutes deux disposées dans des couronnes de feuillages qui ne correspond pas tout à fait à la taille de l’ajour (déplacées ?). Ajour supérieur : armoiries de la ville de Gourin (modernes) avec réemploi d’un élément d’une couronne de feuillage du XVIème s.
CREATIONS ET RESTAURATIONS
VITRAUX
REOUVERTURE EN OCTOBRE 2010
3 rue Michel Marion
29000 Quimper
02 98 55 74 78
Fondée en 1791 - pour les particuliers et les
édifices religieux - nombreuses références
En 1791, Pierre Saluden travail le vitrail avec son frère à Saint Pol de Léon(29). En 1808, il crée son atelier à Landerneau(29), pour ne pas faire concurence à son frère. Lui succède son fils François SALUDEN puis on petit fils Pierre SALUDEN.
En 1908, Auguste (fils de Pierre Saluden) et Anna SALUDEN créent un atelier à Brest. Suite à la destruction de Brest, installation de l'atelier à Quimper, repris par Yves LE BIHAN (gendre d'Anna) : VITRAUX LE BIHAN SALUDEN
En 1963, reprise de l'atelier par Jean Pierre LE BIHAN -1985, embauche Antoine Le Bihan (fils) - 1993, création de la SARL JP LE BIHAN VITRAUX - 2000, départ en retraite de Jean Pierre - 11 septembre 2009 - fermeture de la SARL
octobre 2010 - réouverture de l'atelier le bihan vitraux par Antoine Le Bihan.
A ce jour, l'atelier a réalisé de nombreuses restaurations dont les cathédrales de Quimper (29), de Saint Pol de Léon (29), de Nantes (44), de Vannes (56), de Rennes (35), Laval (53).
L'atelier a réalisé des créations avec des artistes tels que Alain BERRAULT, René QUERE, François DILASSER, Mme COATALEM, Hung RANNOU, Nicolas FEDERENKO, Renaud GAUTIER, Yves PICQUET....
Nombre de ses réalisations se firent dans les monuments classés avec des architectes du service départemental des Monuments Historiques (J.F LAGNEAU, M.S. DE PONTHAUD, CHOUINARD, LEFEVRE, LISCH, B. MOUTON, PERROT, RONSERAY...)
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